Interview du Fond participatif Tookets

Tookets : Qu’est-ce que Explogéo 

Laurent Masselin (Directeur) : Explogéo est une association loi 1901, créée en 1998, qui a pour but de contribuer à la connaissance géographique de régions méconnues. Pour concourir à cela, l’association pratique et met en œuvre des actions scientifiques, techniques et pédagogiques dans les domaines de l’archéologie, de l’écologie et des géosciences.

Tookets : Qu’est-ce qui a motivé la création de votre association?

Relevé-de-géosite-Ile-de-Madré-de-Dios---patagonie-Chili--Ph.-FLaurent Masselin : A l’origine il s’agit d’une passion partagée par un petit groupe d’amis, passion de la découverte, pour l’aventure et l’engagement humain que comporte l’exploration de lieux méconnus.
Cette passion est née et c’est d’abord affirmée dans le sud-est de la France, entre les Alpes et la mer Méditerranée. Rapidement, nous nous sommes intéressés aux potentiels des régions sahariennes, puis tropicales.
Aux cours de nos investigations, nous avons inventorié des sites archéologiques inédits tels ceux situé dans le grand canyon du Verdon ou des régions Sahariennes (Erg Oriental et Dahar, Tafilalet, Tassili n’Ajjer).
Relevé-botanique-en-Patagonie---Ile-de-Madre-de-DiosEn contact avec des institutions scientifiques, nous nous sommes rendus compte que nos actions, en plus d’être utiles à la communauté scientifique de par les renseignements et les observations fournies, pouvaient aussi l’aider à réaliser des expéditions dans des régions reculées ou mener des opérations sur des sites dits « d’accès difficiles » ou nécessitant des moyens particuliers.
Ainsi, nos compétences spécialisées dans les interventions en espace naturel, tels qu’en plongée subaquatique, en alpinisme ou en spéléologie étaient un atout supplémentaire pour l’encadrement et le guidage d’opérations en milieux spécifiques.

Tookets : Quelles sont vos actions concrètes?

Les-Griffons-dans-les-eaux-sombres-du-Rhône--KLaurent Masselin : Nous développons nos propres projets d’exploration et de recherches, mais nous participons également à de nombreux projets pour lesquels nous sommes sollicités en fonction de nos spécialités techniques et scientifiques.
Dans le domaine de l’écologie et de la biodiversité, nous contribuons aux études et aux inventaires et nous réalisons des cartographies naturalistes. Il s’agit par exemple de notre projet de cartographie de biocénoses benthiques débuté sur le rivage de la presqu’île de Giens dans le Var. Ces cartes détaillées permettent de garder une mémoire des peuplements du fond marin à un moment donné et d’en mesurer l’évolution au fil du temps. Préserver la nature et contribuer au maintien de la biodiversité est un objectif inhérent à toutes nos investigations.
Rech-archéo-Lac-TiticacaDans le domaine de l’archéologie et du patrimoine culturel, nous sommes partenaires du DRASSM (Direction de la Recherche Archéologique Subaquatique et Sous-marine). Depuis notre première mission en 2007, dirigé par Luc long, qui a permis la découverte du buste de César, nous contribuons chaque année à la recherche de vestiges tel que ceux enfouis dans le Rhône au niveau d’Arles et sur les rivages de la Camargue.

Tookets : Quels sont vos projets pour les années à venir? 

Restauration-de-vestige-Tiwanaco---TiticacaLaurent Masselin : Depuis 2013, nous sommes associés à une mission archéologique en Bolivie, qui œuvre à la mise au jour de vestiges inca et pré-inca dans le Lac Titicaca. Nous espérons poursuivre cette mission qui ouvre des perspectives inédites sur la civilisation pré-inca Tiwanaco, qui demeure encore fort méconnue. Dans cet environnement subaquatique, les vestiges sont très bien préservés par les sédiments du lac. Cela confère à cette mission la possibilité d’observer précisément les fluctuations du lac au fil des siècles et de tâcher de comprendre comment cette civilisation a évolué et quel héritage elle a laissé à la civilisation inca.
Ce type de campagne, menée dans le plus haut lac navigable du monde (4810 m d’altitude) nécessite des moyens important tels que l’utilisation d’embarcation et la maintenance des équipements de plongée. Ces équipements sont nécessaires pour mener des fouilles minutieuses à plusieurs mètres de profondeur dans une eau à 10°C. Nous espérons également investir dans un sonar spécifique, qui permettrait de distinguer dans les sédiments du lac des couches contenant des vestiges.
Il est toujours complexe de mener ce type de mission, car l’archéologie est au cœur de la culture andine et ce patrimoine unique exige des garanties fortes de conservation et donc de savoir-faire. Cette opération de grande envergure a été initiée par Christophe Delaere, jeune chercheur de l’Université Libre de Belgique, en étroite collaboration avec le ministère de la culture bolivien. Ce projet a également pour but d’exposer les découvertes dans un musée créé à cet effet sur l’Ile du Soleil. Ici, l’exploration archéologique a des retombées directes sur l’économie locale, car elle influe sur la fréquentation touristique des musées et des sites archéologiques.
Explorations-Sahariennes-dans-la-Tassili-N'AjjerEnfin, dans le cadre de nos explorations visant à mieux connaitre la biodiversité des régions méconnues, nous avons pour projet d’atteindre un des plus grand Tepuy (massif tabulaire du bouclier guyanais) du Venezuela et de mener sur plusieurs années des campagnes de recherche et d’inventaire aussi bien sur la surface de ce massif que dans ces cavités et réseaux souterrains. Des plantes endémiques aux propriétés inconnues peuplent ces hauts plateaux tropicaux et recèlent des principes actifs qui seront peut-être les remèdes de demain.
Pour nous, le suivi d’un projet sur plusieurs années et l’accompagnement de nombreux chercheurs aux spécialités diverses est ce qui motive nos intentions exploratoires. Nous sommes contre les raids trop rapides visant la plupart du temps à présenter une expédition audacieuse mais à l’apport scientifique limité. Ce qui compte vraiment, c’est de continuer à démontrer que l’exploration géographique est toujours active et que les retombées de ces investigations sont un atout scientifique de plus pour la connaissance de notre planète. L’exploration est en quelque sorte la partie « opérationnelle » de la géographie. Il est important de maintenir ce savoir-faire opérationnel qu’est la conduite d’expéditions ainsi que les spécificités qui s’y rattachent.

Tookets : Qu’allez-vous faire de vos Tookets (reçus via les programmes de la Tookets.coop)?

Formation-spéciale-pour-les-scientifiquesLaurent Masselin : Les Tookets recueillis nous permettront d’investir dans des équipements spécifiques, mais aussi de maintenir ceux déjà acquis. Les expéditions scientifiques nécessitent de se pourvoir de moyens logistiques. Nous souhaitons aussi développer et pérenniser des emplois, car il est important de maintenir des professionnels garants de la sécurité des opérations mais également pour réaliser les relevés et les études scientifiques.
Nous souhaitons développer une école d’exploration permettant d’initier les plus jeunes mais aussi les adultes aux activités pratiquées lors d’expéditions scientifiques. Des partenariats avec les universités sont également en projet, car trop peu d’étudiants sont destinés à des métiers de terrain, ont une vraie formation pour faire face aux aléas et aux spécificités techniques rencontrées dans les divers milieux terrestres.

Publicités
Catégories : Expéditions internationales | Poster un commentaire

Mission Archéologique Arles-Rhône et le littoral de Camargue

Depuis 2007, Explogéo est partenaire de l’Association d’Archéologie Sous-Marine (2ASM), dans le cadre des missions autorisées par le DRASSM et le SRA PACA, sous l’initiative et la conduite de Luc Long conservateur en chef du DRASSM.

Notre contribution professionnelle consiste dans l’exploration subaquatique du Rhône au niveau d’Arles, mais aussi sur le littoral de Camargue. Nous sommes en charge de la mise à jour et de la gestion du SIG que nous avons mis en place en 2009.

Outre le rassemblement de données géographiques et archéologiques en vue de la diffusion de la carte archéologique des secteurs concernés, nous établissons le positionnement et les levés spécifiques des vestiges.

MISSION 2015

MISSION 2014

MISSION 2013

MISSION 2012

MISSION 2011

Du 5 septembre au 14 octobLes Griffons dans les eaux sombres du Rhône- K.Boscolore 2011, trois membres d’Explogéo interviennent dans le cadre de la mission archéologique subaquatique se déroulant à Arles dans le Rhône.

Une équipe logistique et technique, composé de Robert Cayol pour la réalisation d’un film promotionnel et pédagogique pour le compte de 2ASM, Nonnarath Tiangkham qui assure  la restauration à bord du bateau base « Le Brézéan » et Laurent Masselin, plongeur-prospecteur et géomaticien.

Cette mission sous l’égide du DRASSM et dirigée par Luc Long (conservateur en Chef) est mise en place par l’Association d’Archéologie Sous-Marine (2ASM). Explogéo est partenaire technique depuis 2007 en offrant ces services de cartographie, photos-vidéo et logistique.

Pour retrouver les missions menées par notre partenaire 2ASM : http://2asm-rhone-cesar.blogspot.com/

Catégories : Archéologie subaquatique

Exploration de Madre de Dios (canaux de Patagonie)

IMG_0600

Explogéo c’est associé à l’expédition « Ultima Patagonia 2010 », organisé par l’association Centre Terre. Elle c’est déroulée durant les mois de janvier et de février 2010, dans l’archipel de Madre de Dios, situé dans les canaux de Patagonie au Chili.

Il s’agit avant tout d’une expédition spéléologique, vouée à explorer les particularités d’une île constituée en grande partie de calcaire extrêmement karstifié. Plus modérément, cette expédition avait pour but de réaliser un inventaire de sites archéologiques principalement associé à la culture Kawescar, des inventaires naturalistes (botanique et entomologique) ainsi qu’une étude visant à évaluer l’importance du géopatrimoine à des fins de classification auprès de l’UNESCO. Explogéo a apporté son expertise pour la réalisation de cartographies inédites au 1 :50 000 et au 1:25 000 de l’île, ainsi que dans la mise en place d’un protocole de géolocalisation et d’une base de données géographiques  : cavités, stations botaniques, sites archéologiques, itinéraires et campements…

Détaché pour cette mission,   Florence Rivaud, spéléologue et infirmière-secouriste et Laurent Masselin, plongeur spéléologue et cartographe-géomaticien ont contribué aux nombreuses découvertes de l’expédition.

Catégories : Voyages d'explorations | Étiquettes : , , , , ,

Plongée spéléo en cano-raft…

Le 21 mai 2009, dans les basses Gorges du Verdon, nous avons effectués une première exploration en plongée spéléo d’une résurgence de type vauclusien. Cette cavité semble très prometteuse de part ses dimensions à l’entrée du siphon (environs 5X3 m). Le débit était à peine sensible, mais une importante différence de température marque la frontière entre l’eau du Verdon (8°C) et l’eau de cette résurgence (env 15°C). L’approche de cette cavité c’est fait avec aisance à l’aide d’un canot-raft et la mise à l’eau à été facilitée par la présence d’une échelle. Cette échelle d’accès semblait permettre de contrôler la mesure du débit grâce à une échelle limnimétrique, qui est encore en place et immergé à 7 mètres de profondeur dans la cavité. Une exploration plus approfondie nous en révélera plus sur cette mystérieuse résurgence…

Equipe présente : GT, AP, LM

Catégories : Spéléologie subaquatique

Initiation à la spéléo-plongée

Le 16 mai à Port Miou (Cassis -13), nous avons organisé une initiation à la plongée spéléo pour notre nouvelle équipière Florence Rivaud, qui en plus d’être plongeuse (N2) est également spéléiste, alpiniste, monitrice de canyon et infirmière ! Bravo à Flo pour cette progression de 45 min et un total de 300 m parcouru pour une prof max de 15.3 m. D’autres plongées seront envisagées dans différents contextes pédagogiques.

Equipe présente : Yann Leroy, Gwenaëlle Thépot, Florence Rivaud, Laurent Masselin

Catégories : Spéléologie subaquatique | Poster un commentaire

Expéditions biospéléologiques 2009 – Moyen Atlas

Le karst de Chaara situé à 70 km au SE de Fès, à la frontière entre le domaine rifain et le moyen Atlas, abrite l’une des rares rivières souterraines d’Afrique. Les explorations spéléologiques, qui débutèrent en 1956, ont permis de cartographier environ 5 km de galeries. Cependant, de l’avis des explorateurs, il reste encore des zones inexplorées et, par conséquent, il est très probable que cette rivière réserve encore de belles découvertes.

Lire la suite

Catégories : Expéditions internationales | Poster un commentaire

Explorations sahariennes – Découvertes archéologiques

Explogéo contribue à la découverte de vestiges archéologiques et notamment de sites rupestres préhistoriques des régions sahariennes et pré-sahariennes. Nombreux sont les sites qui demeurent encore inconnus. Notre mission est de les localiser, de les relever puis de communiquer nos informations aux autorités concernées.

Pour cette 6ème campagne, nous recherchons des participants motivés (randonneurs amateurs et/ou expérimentés, étudiants, chercheurs…) pour nous aider dans cette démarche et contribuer au financement des expéditions.

Une formation est dispensée sur place aux équipiers(ères) pour assurer une participation efficace : éléments de connaissance sur le sujet étudié (identification du type et du style de gravures/peintures), utilisation de carte, instruments et techniques de navigation, relevés topographiques simples et photographie scientifique, notion de sécurité, secourisme et survie, connaissances élémentaires du milieu saharien (particularités et dangers), techniques d’évolution (modes de déplacement, bivouac-campement), choix et gestion de l’équipement.

La mission est organisée en session de 7 jours sur place. Les déplacements s’effectuent à pied par petites équipes (4-5 personnes), en « étoile » à partir d’un campement-bivouac, pour une durée de 5 jours. Les départs et retours en 4×4 se font à partir d’une auberge-base confortable (douche, bon repas) qui sert de point de ralliement.

Une pré-sélection est établie sur dossier, basé en particulier sur des critères de capacité physique et d’état de santé.

Dossier d’inscription sur demande : contact@explogeo.org

Catégories : Expéditions internationales

Première publication sur les Explorations menées à la Grotte des Chamois

 

Première publication de nos Explorations menées à la Grotte des Chamois

Alexandre Pougeoise et Laurent Masselin, au départ du siphon N°2, réseau des Chadoks

Nous œuvrons en partenariat avec une autre association spéléologique le CRESPE, à l’exploration d’un important réseau karstique dans les Alpes de Haute Provence. Deux de nos plongeurs ( Laurent Masselin et Alexandre Pougeoise) sont cités pour avoir explorer pour la première fois une partie du réseaux après le 3ème siphon.

« Petite » histoire d’une collaboration :

Face à cette fabuleuse source pérenne que représente l’exutoire du Coulomp, Philippe Audra et son compère Jean-Claude Nobécourt ne peuvent qu’imaginer une importante zone de drainage karstique et donc très certainement un réseau de galeries fort étendu. Située à une cinquantaine de mètre de dénivelé au dessus de cette source, la grotte des Chamois semble le seul accès à ce probable réseau. Le terminus de cette cavité n’avait pas été explorée depuis 1982 et c’est le spéléo-plongeur Christophe Peyre qui le premier avait franchis le troisième siphon de cette unique galerie, sans en trouver la suite. Là était toute la question ! En effet, avant de mobiliser d’importants moyens de pompage, il fallait confirmer l’existence d’une suite favorable… C’est ainsi que Ph. Audra fit appel au service d’Explogéo pour « passer » ce dernier siphon et tâcher d’en explorer une éventuelle continuité franchissable. Laurent Masselin fit une première reconnaissance (le 2 sept 2007) post S2 en compagnie de G. Isnard, et constate que le départ du siphon 3 est situé au pied d’un puit de 6 m (voir article du 5 sept 2007 dans ce blog). Un mois plus tard, le 5 octobre 2007, Laurent Masselin et Alexandre Pougeoise, alors équipés chacun d’un kit-bag contenant 2 bouteilles d’air comprimé de 7 litres se lance à l’assaut du S3…et du reste ! Le conduit menant au S3 est particulièrement exigu, les bouteilles cognent et l’effort est intense…Un dernier effort avec toute la prudence qu’il se doit pour descendre le puits de 6 m en opposition (diaclase) et les voilà face au miroir du S3. La visibilité n’est pas géniale pour Laurent qui passe le premier, mais est totalement opaque aux lumières d’Alexandre qui le suit à quelques mètres de distance. Le siphon ennoie une galerie en forme de tube d’environ 1 m de diamètre et quelques stalactites le jalonne. Après une vingtaine de mètres les plongeurs font surface et la galerie semble du même acabit que celle parcourue jusqu’a présent. Posant leurs lourds chargement (près de 20 kg chacun !) les plongeurs poursuivent l’exploration jusqu’au fameux « terminus Peyre ». A cet endroit une basse galerie de soutirage chargée d’argile de décantation semble continuer…mais s’avère rapidement impénétrable. Pourtant au dessus d’eux, Alex signale une petite galerie qui semble accessible par une escalade de quelques mètres…Bingo ! ça continue ! La galerie sera alors par la suite très argileuse (zone de soutirage), puis ascendante et mènera au pied d’un puits en diaclase d’environs 7 m de haut. Ce dernier escaladé, la galerie devient alors plus spacieuse, jusqu’a la découverte de la première grande salle, nommé finalement « Salle des plongeurs ». De là, un premier terminus est atteint, constitué par une importante trémie, obstruant une grande galerie, qui mènerait vers l’extérieur au pied des parois. De l’autre coté, c’est un puits d’une quinzaine de mètres de profondeur, ouvert sur une faille tout aussi haute, qui stoppe la progression mais qui ouvre la voie vers l’amont du réseau… Après cette belle première (plus de 300 mètres reconnu), les plongeurs y retournerons le lendemain, pour tenter de déceler un éventuel courant d’air au niveau de la trémie et à l’aide de bâtonnets d’encens, espérer que les collègues à l’extérieur puissent détecter un autre accès moins siphonnant…en vain hélas !

La grotte des Chamois et le réseau de la source du Coulomp qui lui fait suite à fait l’objet récemment d’un premier article, dans le magazine de la Fédération Française de Spéléologie « Spéclunca » N°112. Les trois pages de l’article sont consultable depuis ce lien :

Spelunca 112 (écho des prof.)

 

Catégories : Spéléologie, Spéléologie subaquatique | Poster un commentaire

Plongée de reconnaissance à la source du Coulomp / Grotte des Chamois

Dim  2 septembre 2007
Nous avons rejoint Philippe Audra et son équipe, pour une reconnaissance de la source du Coulomp, située à quelques kilomètres du hameau d’Aurent, au NE d’Annot. L’accès au site s’est effectué par un fastidieux portage de blocs (2×7 litres et détendeurs) et matériel de plongée (combie, casque…), par le sentier « du haut » qui présente par endroit de sérieux précipices. (compter 6.4 km AL/RE depuis le parking situé au Nord du col du Fam et env 500 m de dénivelé cumulé)
Le site est constitué de la source proprement dite (où la température de l’eau avoisine les 7°C) qui se déverse dans le vallon par de fabuleuses cascades. La cavité explorée, qui semble être « le trop plein » lors des fortes crues (passées ?), nécessite pour y accéder de grimper un beau pierrier sur 150 m et d’escalader le flanc en rive gauche du vallon…ce promontoire atteint , la vue mérite largement l’effort !
La cavité est plutôt aquatique et la progression se fait à quatre pattes dans l’eau jusqu’a mi-cuisse. Le spéléo non plongeur butte très vite sur le S2. Ce dernier franchi (cela passe en bi7 sur le dos dans un kit), ne pas espérer de la visi car le fond est tapissé de « moonmilk », le conduit fait environ 1.5 m de largeur au mieux et une hauteur de 60-70 cm maxi pour une longeur de 4-5 m, T°12°C. La suite exondée n’est pas plus large mais par endroit on peu y évoluer debout, lorsque la section passe d’une conduite forcée à un profil de méandre, quelques tobogans bien glissant et de petites étroitesses en largeur, la galerie mène après une centaine de mètres à un puits d’environ 5-6 m au pied duquel stagne le S3 (nécessité d’équiper une corde pour remonter les blocs sur palan : AN + spit éventuel). Le départ du S3 semble relativement aisé et l’eau est claire. Nous n’avons pas pu le franchir faute de temps lors de cette reco, car il faut compter au moins 2h00 après le S2 AL et RE pour acheminer les blocs et plonger le siphon, sans compter le temps d’explo post S3. Retour sans encombre vers la sortie.
Lors de la redescente j’ai pris la peine de jetter un coup d’oeil subaquatique dans la « galerie » en interstrate d’où résurge la source. Le faible débi relatif (1m3/s), m’a permis d’évoluer sur 3-4m en décapelé, arrêt devant une étroiture franchissable « après travail ». J’ai observé à ce niveau des insectes aquatiques (accroché sur une roche plate) ressemblant à des mini milles pattes de 1.2 cm et large de 2mm, la carapace annelée blanche…A identifier et/ou à photographe + prélever la prochaine fois !
Catégories : Spéléologie subaquatique | Poster un commentaire

Exploration du Gourd de la Tune

Nos plongeurs « siphonneux », ont explorés et mis à jour la topographie d’une partie du Gourd de la Tune, résurgence située sur la commune de Pourrières. Exutoire du plateau de la Palière, au contact entre les calcaires et marnes du jurassique supérieur et les congloméras, grès et calcaire du crétacé sup. continental. Cette résurgence communique avec le réseau Laurent plus en amont sous le plateau. Le canal de Provence qui passe à proximité à dû combler en partie la galerie communicant au réseau Laurent, mais à ce jour, aucune opération n’a été menée pour en vérifier l’état.
Nous avons effectué 5 opérations entre le 22 janvier 2006 et le 2 juin 2007 avec l’exploration partielle du siphon terminal actuel (S3).
Voici le récapitulatif des précédentes opérations :

Dim 22 Janvier 2006 : Première reconnaissance

Franchissement du S1 (15 m / -2) et du S2 (22m / -4), arrêt devant un puit de 5 m. S1 retour visi quasi nulle.

TPST (temps passé sous terre): 2h (14h30-16h30) 
Plongeurs : Alexandre Pougeoise, Nicolas Rouvier, Laurent Masselin

 

 

Réseau Laurent

Plan du Réseau Laurent en amont des siphons du Gourd de la Tune

L 20 février 2006 : Équipement du P5
Test transport perfo Hilti sous l’eau, pré-équipement du puit (5 m), corde 11 m, descente et reco de la galerie lui faisant suite jusqu’au P40. Le sac étanche ne l’était pas vraiment et le perfo à pris un peu l’eau…mais sans gravité. Ajout corde + mousquetons bas échelle fer S2.

TPST : 3h (15h40-18h40)
Plongeurs : David Durant, Laurent Masselin
Dim 2 avril 2006 : Reco jusqu’au P40
Fin équipement (amélioration) du P5, évaluation de l’équipement nécessaire (cordes, plaquettes, spits) pour l’approche et la descente en technique alpine du P40. Transport du perfo dans 2 nouveaux sacs étanches : ok. Niveau d’eau S1 –10 cm.
TPST : 3h (14h15-17h15)

Plongeurs : Alexandre Pougeoise, Laurent Masselin 

Dim 13 aout 2006 : Équipement du P40, visu du S3
Equipement de la MC et de la tête du P40 au perfo. dégagement de l’argile sur les parois à la truelle ! Reco jusqu’au S3. Le P40 se découpe en trois verticales (estimées) : P22, + couloir horizontal, P12, + palier argileux, P6 en aplomb du S3

TPST : 5h (15h30-20h30)

Plongeurs :Alexandre Pougeoise, Laurent Masselin

Sam 2 juin 2007 : Plongée de reco dans le S3

Ajout spit inox plafond P14, planté spit inox tête P6 + AN lunule. Planté piton pour fil d’Ariane base du siphon. Exploration début du S3 sur 30 m / -6 m à tâton. La forme apparente du conduit semble en « trou de serrure inversé » base 3-4 m, h 1.5 à 4-5 m (diaclase)Départ du S3, cône argileux s’écoulant vers le fond + blocs d’argile se détachant de la parois à la descente, touille importante à laquelle s’ajoute en plongée (sous l’effet des bulles) des débris se décrochant en petites plaquettes liées à la corrosion.

TPST : 6h (12h45-18h45)

Plongeurs : Alexandre Pougeoise (assistance), Laurent Masselin (explo)

 

Équipement laissé en place :

-P5 : corde stat 10.5 mm/ 11 m, RG : plaquette coudée + mousqueton zicral, sangle tubulaire violet // RD, plaquette –anneau, + maillon presto-Main courante avant P30 : corde dyn 10 mm, 5 spits inox, 5 plaquettes avec maillons presto et mousquetons.-P22 : corde stat 10.5 mm / 40 m-P12 : 2 spits inox plafond, -P6 : un spit inox vertical sous strate RG.

Prévoir :

Corde 25 m pour le P12 et le P6 + une longueur de corde ou sangle env 2 m pour réaliser déviation à –3 au niveau d’une lunule dans le P6 final. 3 plaquettes anneau + maillons presto ou mousquetons.

Équipement  individuel utilisé :

Équipement de Plongée :

Bi 7 dans kit ou back pack, combinaison humide. (T° eau 14 °C)

Équipement spéléo :

Baudrier avec équipement complet pour progression sur corde

Catégories : Spéléologie subaquatique | Poster un commentaire

Créez un site Web ou un blog gratuitement sur WordPress.com.